Virée entre filles

Samedi, 28 août, c’était une journée virée filles.
Economiquement, écologiquement, il valait mieux charger une voiture plutôt que deux. Nous étions 6. Aïe, ça commençait mal ! 6 + la glacière pour le foie gras made by Gabrielle, pour la cuisse de dinde farcie par Gabrielle + les cubis (rouge, blanc, rosé – il en faut pour tous les goûts !) + nos petites affaires, le sèche-cheveux, la brosse à dents, la trousse de maquillage de chacune, le maillot de bain, la serviette au cas où, le pull au cas où + de quoi lire. Enfin, bref, il fallait ranger tout ça dans la voiture.

Suis déjà partie en retard sur l’horaire prévu, ma dernière couche de vernis aux pieds n’était pas tout à fait sèche et je voulais arroser deux, trois plantes dans le jardin. Bien sûr que c’était le moment de le faire !

Nous voilà parties pour une destination inconnue. Nathalie au co-pilotage avec Waze. Stéphanie et Gabrielle pour confirmer Waze. Direction Pont De Normandie, Caen et au-delà. A un moment, leurs indications avaient 20m de différence, on s’est dit que c’était normal, l’une étant devant, l’autre à l’arrière, ma voiture devait être très longue.

Et patati et patata dans la voiture. Je n’ai pas tout suivi, moi, j’étais en pleine concentration.

Arrivées au dernier péage, à Dozulé, Waze nous prévient qu’il y a des contrôles de police. En effet, nous les voyons.

Hum, hum, planquons les cubis qui étaient sous les pieds, poussons-les sous les sièges !

Nous payons, prêtes à redémarrer et là, Waze nous dit : veuillez rejoindre la gendarmerie immédiatement !
 ????
Nanméo, Waze, de quoi, je me mêle ?!

Evidemment qu’on ne l’a pas écouté ! Nanmé qui c’est qui commande dans la voiture ?!

En fait, on allait à Isigny sur Mer. On a traversé cette petite ville, parsemée de dos d’âne. Aïe, Gabrielle. Scuse, Gabi, j’ai pris le premier un peu vite. Pong ! La tête fichée dans le plafond !

On arrive au gîte, perdu en pleine campagne, au bout d’une toute petite route qui descendait, avec des petits virages, sans visibilité. Super gîte, magnifique. Avec des propriétaires, logeant dans la même cour. Des Parisiens, aimant la campagne. Elle, grande, très mince, en plein ménage de notre gîte, lui, en pantalon blanc, marinière, tongs sur son tracteur pour tondre la pelouse autour du gîte, léger sigmatisme interdental. Pour ne pas dire un cheveu sur la langue. Très joli, à peine perceptible. Il était 13h. Trop tôt ! On a eu le droit de déposer nos affaires et de repartir très vite.
Nous sommes allées pique-niquer à Omaha Beach. Il a fallu remonter cette petite route sans visibilité. Les copines m’ont dit : ah mais à l’entrée des virages, il faut klaxonner.
Ah ? Mais je ne sais pas où est le klaxon.
Elles m’ont montré, je me suis bien amusée ! Eh là, je peux klaxonner ? Pouêt !

A Omaha beach, nous nous sommes installées sur des rochers, les pieds dans les galets. Au-dessus, il y avait les falaises. Ces falaises que ces pauvres GI ont essayé de grimper en se faisant massacrer. J’ai oublié de les prendre en photos (les falaises) mais nous avons pensé à ces américains tombés ici.
Parfois, au-dessus, des gens se penchaient dangereusement.
Ah non ! Interdiction de nous gâcher notre pique-nique, interdiction de tomber.
Nous avons essayé de bronzer un max, à moitié emmitouflées dans nos gilets.
Nous n’avions qu’une bouteille de chablis pour l’apéro et le repas ! Erreur ! En fait, le moment fut bien sympa.
Nous ne pouvions pas aller au gîte avant 17 ou 18h ! Pour patienter, nous sommes allées prendre un verre en terrasse ! Aïe ! Pass-sanitaire ! A priori, ça ne devait pas poser de problème. Moi, c’était la première fois que je devais le montrer. Pff, comment ça marche, ce truc ?
Avant moi, il y a ma copine qui ne l’a que sur feuille. Elle présente la feuille. Ça ne fonctionne pas. Bon, forcément, elle présente le pass de son fils !!!!  Ensuite, elle présente le sien, bah, ça ne fonctionne pas plus. Du coup, ça a mis ma copine de mauvaise humeur, le serveur aussi, il s’est emmêlé, il a oublié de me contrôler. Et a laissé ma copine prendre une bière malgré tout, bière qu’elle n’a pas aimée.

18h, on arrive au gîte, on s’installe. La dame finissait d’astiquer la cuisine. Les propriétaires ont passé leur temps à tondre la pelouse à côté du gîte, à venir nous voir, nous demander si tout allait bien. A nous poser des questions.
Curieux.
Après le repas, nous avions perdu un tupperware. Nous l’avons cherché partout. Nous avons pensé que c’était un coup des propriétaires. L’une se proposait d’aller le chercher dans la voiture, à l’autre bout de la cour.
Malheureuse, ne fais pas ça ! Tu vas te prendre un coup de fusil par les propriétaires !

1H et des brouettes, je me couche. Lire un peu, toujours avant de dormir. On m’a prêté La Familia Grande de Camille Kouchner. Je tombe sur une phrase : « le lendemain, jean et gros pull ». Je m’arrête et me dis : mais qui c’est « gros pull » ??!!! Evidemment, je réalise que c’est jean et non Jean, j’éclate de rire et me dis qu’il est temps de dormir.

On a bien rigolé, on a bien dormi. Et aujourd’hui, on a fait une petite halte sur Trouville. Avec retour au Havre par la côte. Génial.

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