Je viens d’écouter passionnément « à voix nue » sur France Culture, un podcast, le témoignage de Monique Lévi-Strauss. On connaît évidemment Claude, son mari, ses écrits, ses travaux d’anthropologie et d’ethnologie, sa philosophie. Certains d’entre vous connaissaient sans doute sa femme, Monique. Moi, je ne la connaissais pas. Quelle femme admirable, extraordinaire. Je suis très admirative de ces femmes-là.
Née en 1926 dans un milieu bourgeois, cultivé. Ayant une mère juive, elle a passé les années de guerre avec elle et son frère en Allemagne nazie à se demander si on viendrait les arrêter.
Je suis fascinée par ces femmes qui, à leur époque, étaient totalement dominées par le patriarcat et malgré cela, arrivaient à se faire respecter, à tracer leur route. Je ne pense pas qu’elle ait été dans l’ombre de Claude Lévi-Strauss, trop de personnalité pour ça.
Elle parle de sa grande vieillesse (elle vient d’avoir 100 ans). Elle dit que l’âge apporte l’indulgence. Qu’il permet de relativiser nos petits bobos, nos petits désagréments. La tolérance en filigrane.
Euuuh, je ne suis pas sûre qu’on puisse généraliser sa vision à toutes les personnes âgées. J’aimerais bien pourtant.
Alors, évidemment, les propos qu’elle tient ne pourraient peut-être pas être tenus par une femme d’un milieu plus défavorisé (parce que somme toute, elle a vécu entourée de pensées, d’un certain confort matériel) néanmoins, ils sont indispensables à écouter.
Si vous avez l’occasion d’écouter l’émission «à voix nue » avec pour invitée Monique Lévi-Strauss, n’hésitez pas, c’est du bonheur.
Le premier épisode est ici :
Une enfance dans le « judéo-Passy » : épisode 1/5 du podcast Monique Lévi-Strauss, flashback | France Culture