Ma réponse à la novlangue

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Un grand merci pour votre réponse rapide.
Moi, j’ai pris un peu plus de temps pour revenir vers vous, veuillez m’en excuser. J’ai pris le temps d’analyser vos propos et j’avoue qu’ils m’ont beaucoup intéressée. J’ai pris aussi le temps de les montrer à d’autres agent(e)s d’assurances (AXA et un cabinet de gestion de patrimoine) pour avoir confirmation. Quand je dis « montrer », ce n’est pas ma version des faits mais votre mail que j’ai montré.
Merci aussi de n’avoir pas répondu à mes messages audios du vendredi 21 novembre et du jeudi 27 novembre. En effet, ça nous a permis d’échanger par mail, les écrits restent, c’est mieux.


Je vais donc reprendre certains de vos points.
– Tout d’abord, merci de m’appeler par mon nom d’usage : Martine Gaurat Lemonnier précisé pourtant dans mon premier mail. 
– Pour rappel : mon mari a été en retraite à partir d’octobre 2002, je lui ai dit que sa prévoyance n’avait plus lieu d’être et qu’il fallait l’arrêter. Il vous a appelé pour arrêter les cotisations et vous lui avez répondu qu’il pouvait garder le capital décès et que ça ferait office d’assurance vie à mon nom sans mentionner qu’au-delà de 75ans, ces cotisations s’arrêteraient et que je ne pourrai plus bénéficier de l’assurance vie. Donc cotisations à fond perdu au-delà de 75 ans. En gros, votre collaborateur a fait le pari que mon mari devait mourir avant 75 ans : belle mentalité !

– Dans votre mail, vos trois premiers paragraphes me font un résumé de ce que mon mari aurait dû payer pour avoir droit à un certain capital. Est-ce que dans mon mail, je vous ai demandé de me parler de ça ? Qu’est-ce que vous cherchez à faire dans ces 3 paragraphes ? Nous culpabiliser, nous sentir responsables ? Vous n’aurez pas notre culpabilité ! Moi personnellement, vos 3 paragraphes, j’appelle ça de l’enfumage !! Connaissez-vous l’expression : quand le sage pointe la lune, l’imbécile regarde le doigt. Hélas, vous ne me ferez pas regarder le doigt, désolée. Je vous rappelle qu’à la base, nous voulions arrêter ces cotisations et vous aviez tout loisir d’arrêter ces cotisations et de nous proposer une véritable assurance-vie. D’ailleurs, c’est ce que vous essayez de nous proposer aujourd’hui sans frais au titre de nos « bonnes relations commerciales » (c’est bien, vous avez de l’humour). Pourquoi ne nous l’avez-vous pas proposé en 2022 ? C’est vraiment cette question qui m’intéresse !
Vous ne nous l’avez pas proposé par cupidité, par envie de vous faire de l’argent sur le dos de gens naïfs ?  Par négligence ? Par incompétence ? Comme je suis naïve et que je crois à l’empathie des gens pour autrui, je pencherais pour « l’incompétence ». Je suis sûre que dans votre domaine, il existe des formations, des séminaires pour vous améliorer. Faites-les, en plus, je suis sûre qu’il y a de bons petits fours et d’excellents cocktails.

– Dans le 4e paragraphe, vous me précisez le principe de l’assurance « l’aléa » en précisant que je ne peux pas bénéficier du capital, le risque n’ayant pas été réalisé. Pouvez-vous me préciser ce que vous entendez par « le risque n’ayant pas été réalisé », s’il vous plaît ? J’ai peur de comprendre. Voyez-vous j’étais orthophoniste, je suis écrivaine et les mots ont un sens. L’orthographe aussi est importante. Ça, c’est mon domaine. Le monde de l’assurance n’est pas mon domaine.

– 5e paragraphe, comment pouvez-vous imaginer que ce contrat allait répondre à un besoin pour me protéger ? Je ne suis pas devin, je ne tire pas les cartes, je n’ai aucun pouvoir pour savoir si mon mari va mourir avant 75 ans. Dans la famille, nous ne sommes pas joueurs.

– 6e paragraphe, je reviens sur le « au titre de nos bonnes relations commerciales ». Ça m’a beaucoup fait rire. Je crois que nous n’avons pas les mêmes valeurs, la même conception du respect d’autrui.

Vous pouvez arguer que nous aurions dû lire notre contrat. Argument un peu facile derrière lequel se cachent tous les assureurs. Non, en premier lieu, c’est à l’assureur qui est censé être un bon conseiller de nous proposer un contrat honnête et qui répond à nos besoins, en l’occurrence une assurance-vie pour me protéger en cas de décès de mon mari. Ce que vous n’avez pas proposé.

Pour terminer, j’ai montré votre contrat et relaté l’historique de ce contrat (comme je vous l’ai précisé précédemment) à une agente AXA et à toute l’équipe qui gère notre patrimoine. Ils m’ont dit unanimement : mais celui qui vous a proposé ce contrat fait HONTE à notre profession.

Et bien sûr, je vais transmettre nos échanges au siège de … (dont dépend cet assureur) et informer sur les réseaux sociaux, mes collègues orthophonistes et autres personnes qui cherchent une prévoyance. Perdrez-vous des clients ? Peut-être pas ! Mais votre dignité à coup sûr !


Veuillez agréer, l’expression de mes sentiments les plus distingués.

Martine GAURAT LEMONNIER

Ps : vous aurez compris que nous vous avons envoyé une lettre recommandée de résiliation.


Alors, lecteurs, lectrices, trouvez-vous mon mail agressif ? Il paraît qu’il l’est !
N’hésitez pas à commenter. Merci ❤




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