C’est très curieux, la vie. L’écriture surtout.
Il y a environ un mois, j’ai reçu un mail d’une pédiatre dont je connais le nom parce que nous avons eu des patients communs mais je n’ai jamais eu l’occasion de la rencontrer. Je ne sais absolument pas à quoi elle ressemble.
Voilà.
Elle m’a envoyé un mail qui n’a rien à voir avec mon travail d’orthophoniste. Rien.
Elle m’envoie un lien pour participer à un concours de nouvelles.
????
Pourquoi m’envoie-t-elle ce lien ? Comment sait elle que j’écris ? En général, je ne participe à aucun concours parce que j’ai tellement de projets à réaliser et si peu de temps.
Sauf que le sujet, c’est sur la haine.
Rhaaaa, défi !
J’ai beaucoup cherché, je me suis beaucoup perdue. J’ai emmené mon cahier en salon du livre, partout, pour noter des idées. J’ai utilisé « bloc-notes » de mon téléphone, rallumé ma lampe de chevet pour noter des « fulgurances » la nuit. J’ai écouté des podcasts. J’ai changé d’avis sur les directions que je prenais, plusieurs fois. J’étais mal partie, j’ai failli abandonner, je doutais, n’étais pas satisfaite.
Puis les images se sont dessinées, j’ai commencé à écrire à la fin des vacances, il y a une semaine. Et à un moment, durant la semaine, même si je n’ai pas eu le temps d’écrire vraiment parce que j’avais mon métier d’orthophoniste à gérer, l’histoire m’a dépassée, j’ai été dépossédée.
Je viens de terminer. En larmes !!! Suis con, trop bon public ! Oh, calme-toi, ce personnage n’existe pas, c’est toi qui l’as inventé !!
Jak vient de découvrir l’histoire. Il est bon public aussi mais il n’a pas pleuré !
J’aime bien ce moment où il découvre l’histoire.
Et après, brainstorming pour trouver un titre ensemble. On a trouvé. J’adore.
Plus tard, en pliant la couette, on y revient encore : le titre avec « s » ou sans « s » ? Ce sera sans « s ».
Bon, je me la ramène mais ça ne veut pas dire que ma nouvelle sera sélectionnée. A suivre.
En tout cas, je me suis bien amusée.
