J’ai une amie écrivaine qui, il y a quelques jours, nous invitait à écouter un podcast France Inter de 10 épisodes d’environ 55 mn chacun intitulé « Les Résistantes » de Philippe Collin.
10 épisodes de 55 mn ??!!!
Jak m’a dit : mais 10 épisodes, c’est trop long ! Où tu vas trouver ce temps-là ?
Mais oui ! Trouver 10 fois 55 mn pour écouter, c’est impossible. Je n’ai pas l’temps.
Je me suis dit que cela allait me servir pour mon projet d’écriture actuel, toujours cette idée de bio familiale. Je me rends compte que dans ce projet, la place des femmes a énormément d’importance dans mon récit, dans mon histoire.
Il fallait donc que j’écoute « les Résistantes »
J’ai commencé et c’est comme certaines séries Netflix, (c’est pas forcément flatteur comme comparaison), j’ai été accro, tout de suite. J’ai cherché n’importe quelle activité manuelle pour pouvoir écouter la suite, toujours la suite, encore la suite au détriment de mon temps d’écriture.
Magnifique. Quel magnifique reportage, merveilleux hommages que ce journaliste historien a fait à ces 5 femmes représentantes de toutes ces femmes anonymes qui ont participé à la résistance pour libérer leur pays. Bien sûr, il y a Geneviève de Gaulle, Lucie Aubrac et d’autres que je ne connaissais pas, que nous ne connaissons pas : Simonne Mathieu, Mila Racine et Renée Davelly.
J’ai été submergée par l’émotion, par la beauté de ces femmes et leur destinée plus ou moins tragique, leurs valeurs, leur honnêteté jusqu’au bout quitte à en mourir.
Et évidemment leurs choix, leur courage, leur combat pour la liberté, la dignité humaine m’ont renvoyée à notre présent.
Je me suis demandé si j’aurais ce courage. Pas sûr.
J’ai entendu, la résistance, c’est d’abord informer. Bon, c’est déjà ça.
J’ai entendu aussi enfin j’interprète que la majorité des gens ont obéi aveuglément, bêtement, ignominieusement à des ordres fous, tarés sans se poser de questions.
Row, je ne sais plus si c’est Lucie Aubrac ou Geneviève de Gaulle qui a dit : cherchez au fond de vous-même ce que vous croyez être le meilleur et trouvez une raison pour que votre vie soit digne d’être vécue. Si vous le faites, votre vie aura un sens sinon vous vous amuserez, vous aurez des distractions mais vous n’aurez pas l’honneur de vivre.
Geneviève de Gaulle, rescapée de camp de concentration en 1995, déjà âgée a dit : nous sommes revenus en nous disant que nous devions témoigner pour nos camarades morts afin de mettre en garde contre l’idéologie qui affirme que les autres n’ont pas les mêmes droits et qu’on doit les rejeter. C’est comme ça que ça commence et nous, nous savons jusqu’où ça va. Nous sommes les veilleurs de la nuit.
J’ai pleuré. Et je me suis dit qu’elle doit se retourner dans sa tombe. Tous ces combats et sacrifices pour en arriver à 2024.
Merci Monsieur Philippe Collin. Et merci Gaëlle Pingault pour cette belle découverte.
Les Résistantes : un podcast à écouter en ligne | France Inter (radiofrance.fr)