Ça ne va pas intéresser grand monde, juste peut-être ceux qui aiment écrire : j’ai envie de parler du « process » de mon écriture.
Process, je me la pète, je m’amuse.
J’ai commencé à écrire le 30 avril 2023, un genre d’autobiographie qui se veut être une réflexion sur ce qui se dit ou ne se dit pas dans une famille, la mienne en l’occurrence, dans la société en général.
Il y avait urgence parce que ça m’habitait, me bouffait.
J’avais décidé que je devais finir ce premier jet avant de partir en vacances, le 13 juillet. La pression. J’ai terminé le 10 juillet. Ouf.
Cependant entre le 30 avril et le 10 juillet, j’ai travaillé à plein temps en orthophonie (séances, rédactions de bilans, la compta, le courriel) comme d’habitude, je suis sortie, j’ai rencontré du monde, fait la fête (on fait beaucoup la fête en mai et juin). Et j’ai écrit.
J’ai bossé comme une malade.
J’ai mis le point final, le 10 juillet en début d’après-midi et je suis allée rempoter 2 ou 3 plantes dans le jardin. J’étais soulagée, vidée, détendue. Je pouvais enfin passer à autre chose.
Je me suis couchée vers 1h du matin. 2h, du matin, je me suis réveillée avec une pointe au niveau de la poitrine, à gauche, douleur au bras et l’épaule gauches, au cou. Je me suis dit : calme-toi, respire.
Et je me suis rendormie.
4h du matin, je suis de nouveau réveillée par ces douleurs. Je me dis que je vais faire un tour aux toilettes, ça va me calmer. Là, le chien me suit et se couche à mes pieds (ce qu’il ne fait jamais, la nuit, il dort !). Alors, je me dis que je vais mourir et que le chien vient me dire au revoir !
Je retourne dans la chambre pour réveiller Jak. Je n’ai jamais réussi alors, je me suis dit que j’étais grande et autonome, j’ai appelé le 15. Qui a pris très au sérieux mes symptômes et m’a envoyé le SAMU.
Z’êtes sûr ?!
Entre temps, Jak s’est réveillé.
J’ai eu le droit à un électro cardiogramme tout à fait normal. La médecin a mis mes douleurs sur le compte du jardinage (rempotage de deux petites plantes !!!!). Elle est gentille ! Elle n’a pas voulu me faire honte et me dire que j’étais une grande angoissée, un peu trop stressée, un peu trop fatiguée.
Bref, j’ai mis des mois à tout relire mon 1er jet, à me dire que je n’étais pas contente de ce que j’avais écrit, que ça ne tenait pas, que ça manquait d’âme.
Jak me disait : bah, tu n’écris plus ?!
Non ! J’avais besoin de mûrir, vraiment réfléchir. J’ai noté plein de trucs. J’ai voulu lire Panayotis Pascot et plein d’autres livres pour m’aider à me remettre en question.
Et là, je sens que c’est bon.
Je passerai bien mes journées à écrire, seulement écrire. Le problème, c’est que j’ai un autre boulot à côté. Je sens que ça va me gonfler. La frustration va me bouffer.
Promis, cette fois, je n’appellerai pas le SAMU, je sais maintenant.
J’ai sans doute besoin de cette frustration, de cette urgence pour me lâcher. C’est comme ça !
Et il est temps aussi de passer aux décos de Noël.

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